distribution à Suha

Activités de l'association

Voyage du 9 au 16 juillet 1999 : visite des camps de réfugiés

Les camps | rencontre avec M. Jensen

En prolongement du séjour de soutien à la commémoration de quatrième anniversaire de la chute de Srebrenica, un nouveau programme d'évaluation a été réalisé dans les camps et endroits isolés.

Les camps

Suha
Nous sommes allées faire une sorte d'état des lieux de foyer de Suha à mi-chemin entre Tuzla et Zivinice. A Suha, habitent environs 85 familles, 248 personnes réparties entre un centre médical désaffecté et une maison.
Vozuca
Nous sommes allés, le 12 juillet, visiter le centre médical et l'école. Le centre médical est très bien entretenu. Le docteur Huric, un petit bonhomme de 70 ans, nous a accueilli très gentiment et nous a expliqué qu'il manque de médicaments et de matériel médical. Comme il dit : "le centre est petit, mais on se débrouille". Rasim Kapetanovic, directeur de l'école, nous a emmené visiter les locaux et nous a déclaré : "ici c'est relativement bien mais l'école du village voisin n'a même pas de chauffage".
Studenski Dom 2, Tuzla
Etat déplorable. Tout est à faire : sanitaire, électricité, eau, peinture. Ils n'ont aucune condition convenable de vie. Envisageons de faire quelques chose au plus vite. C'est URGENT.
Dragunja
Ce sont des réfugiés de Yougoslavie (gitans de Serbie) pour la plus part. Ils sont surveillés par la police en permanence car le camp est très difficile à gérer. Ils sont installés sous des tentes. Les conditions de vie sont misérables. C'est la fondation de l'abbé Pierre qui les prend en charge.
Spionica
Y vivent 546 personnes (près de 450 personnes dans des maisons voisines et d'autres réfugiées des environs de Srebrenica). Ils seront encore là pendant plusieurs mois, voire quelques années. Le retour pour l'instant n'est pas envisageable. L'état de ce camp est plus que déplorable.
Banovici
Nous avions visité ce camp en 1998 et l'avons trouvé assez bien organisé. En ce mois de juillet 1999 malheureusement, nous avons constaté une dégradation des moyens et peut-être un manque de travail collectif. Le camp nous a paru en effet sale et sans vie.
Grab Potok
Nous avons rencontré la délicieuse Samira, responsable du camp et nous avons fait le point avec elle des problèmes et des besoins. Il nous semble que ce camp a évolué d'une manière significative par rapport à l'an dernier et par rapport au camp de Banovici, pourtant très proche. Aux alentours, les champs ont été réquisitionnés pour la culture de maïs, bien sûr, mais aussi des cultures maraîchères.

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Rencontre avec M. Jensen de l'OHR

M. Jensen est le responsable pour les Nations unies du retour des réfugiés de Srebrenica. Une personne de notre association, Aline, était présente lors d'une rencontre entre M. Jensen et l'association "Union des citoyens Srebrenica 99" à Tuzla.

Il est en poste depuis février mais son action s'avère quasiment inexistante : son seul bilan est d'avoir fait nettoyé Srebrenica. En outre, il s'est montré très agressif lors de son premier contact avec les Bosniaques dont il doit normalement assurer le retour dans leur ville d'origine. Concernant la commémoration de la chute de Srebrenica, c'est lui qui a refusé que notre convoi de bus rentre dans Srebrenica. Il était également opposé à l'idée que nous allions à Potocari.


© SSVDS - 3 VI 2003 - Haut de page