vue de la ville

Srebrenica

Srebrenica est une ville de Bosnie orientale, déclarée « zone de sécurité » par l'ONU en avril 1993 pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Plus de 20 000 personnes y ont perdu la vie dans des conditions atroces pendant le siège et plus de 8 000 personnes ont été massacrées lors de sa prise en juillet 1995 par les forces serbes.

Repères chronologiques

Pendant la guerre en ex-Yougoslavie

4 avril 1992
Début de la guerre en Bosnie-Herzégovine.
Mai 1992
Un bataillon de l'armée bosniaque (ABIH) prend le contrôle de la ville de Srebrenica, sous les ordre de Naser ORIC. Plusieurs dizaines de milliers de personnes fuyant le « nettoyage ethnique » s'y réfugient. L'enclave assiégée voit alors sa population s'élever à environ 60 000 personnes vivant dans des conditions terribles.
Mars 1993
Les forces serbes commandées par Ratko MLADIC lancent une offensive très violente afin d'anéantir l'enclave. Des reportages témoignent du martyre des habitants de Srebrenica : ceux du photographe de Paris Match accompagnant le général Morillon lors de sa visite (une initiative individuelle), ainsi que ceux du journaliste britannique Tony BIRTLEY (pour la chaîne de télévision ABC des Etats-Unis) et de photographe allemand Philipp von RECKLINGHAUSEN.
17 avril 1993
Suite à la diffusion par les médias des témoignages sur la situation catastrophique de l'enclave, Srebrenica est déclarée « zone de sécurité » par l'ONU (résolution 819 du Conseil de sécurité).
18 avril 1993
Des unités canadiennes de la FORPRONU (le « CANBAT ») s'installent à Srebrenica et dans ses environs.
25 avril 1993
Une mission dirigée par Diego ARRIA (ambassadeur vénézuélien auprès des Nations unies) est mandatée par l'ONU. Il témoignera à la presse des conditions de survie dans cette « prison à ciel ouvert ».
Avril 1993 à juillet 1995
L'enclave,« zone de sécurité », subit un siège impitoyable de la part des forces serbes. Environ 20 000 personnes périssent de malnutrition, maladies ou blessures en absence de ravitaillement et de médicaments.
6 juillet 1995
Début de l'attaque de l'enclave par les forces serbes.
11 juillet 1995
Chute de Srebrenica : les forces serbes prennent l'enclave. 15 000 personnes fuient l'enclave  en une longue marche vers la liberté, La Colonne tandis que 45 000 autres personnes tentent de se réfugier à la base des casques bleus de Potocari.
12 juillet 1995
Les forces serbes organisent à Potocari la déportation des vieillards, des femmes et des enfants vers la ligne de front (Kladanj près de Tuzla) tandis qu'environ 1 300 hommes seront séparés puis massacrés. Parallèlement, La Colonne est attaquée et décimée tout le long de son trajet dans la forêt. Globalement, plus de 8 000 personnes seront massacrées dans une horreur indicible.
17 juillet 1995
Les premiers survivants de La Colonne atteignent Tuzla.
21 juillet 1995
Les casques bleus quittent Srebrenica et l'abandonnent aux mains des troupes du Général MLADIC.
14 décembre 1995
Signature des accords de Dayton entérinant une partition ethnique de la Bosnie-Herzégovine.

Après la guerre

2001
Mission d'information parlementaire française.
2002
Début de la construction du mémorial pour les victimes.
31 mars 2003
Inhumation à Srebrenica des 600 premières victimes identifiées.
20 septembre 2003
Inauguration du mémorial de Srebrenica à Potocari par l'ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton.
19 avril 2004
Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie confirme que le massacre de Srebrenica constituait un génocide.
10 novembre 2004
Le gouvernement de la « République serbe » de Bosnie-Herzégovine (Republika Srpska) reconnaît le crime de Srebrenica.
11 juillet 2005
Célébrations du 10ème anniversaire du massacre par environ 50 000 personnes à Potocari, avec l'inhumation de 610 corps de victimes identifiées.

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